photographe montréal

Désolée Facebook, c'est pas moi... c'est toi.

Sorry Facebook, it's not me... it's you.

I've been thinking about this a lot lately and i finally took my decision. I will cancel my facebook business account for Naître photographie. I'm not doing this on a "coup de tête". 

J'ai analysé, j'ai tourné tout ça de bord, je me suis donnée des outils, j'ai lu et je le l'ai même enseigné! (ouais je suis prof au Cégep et j'enseigne les réseaux sociaux comme outil promotionnel dans le domaine du loisir, entre autre). -salut à toi si je t'ai enseigné!

I will quote myself on a recent photographer's student group: "When you know how high is the hill, it is okay to turn around and sit by the lake". Facebook is my hill and instagram will be my lake.

Alors, je vais bientôt supprimer ma page Facebook et me concentrer là où I feel i belong

Facebook est difficile avec les photographes d'accouchement. Souvent bannis, identifiés ou signalés. Je prends toutes les précautions pour être sensible juste assez. Je ne mets aucune photo en plein format et j'ai seulement des montages-photo pour protéger les reproductions. Déjà, c'est un pain int the a**. 

Et puis, il y a les nouvelles façons de stimuler l'engagement pour apparaître dans votre feed la première. I want you to see my work and get to know me as a photographer. This is important to me to start a conversation and listen. Facebook has a point here. We need to gain human interactions and still create meaningful posts. I get that. Facebook has an algorithm that calculates if i actually speak to a real person and if we connect (weird huh?). 

My hill is right there. 

And i will finish by saying that birth photography is different. I'm not sharing a lot of them. Because it's private and i i will respect the intimacy and sacred side of it. Je suis tellement fière des photos d'accouchement, mais elles ne m'appartiennent pas... enfin pas dans l'âme. Alors je suis fière de les remettre aux personnes qui ont vécu ce moment fort de leur vie. Je le fais pour eux, pas pour créer une conversation sur Facebook.

Mon compte instagram est mon endroit de doux. Je mets une photo presqu'à chaque jour. Parfois des photos de clients et clientes, parfois des moments à moi avec ma famille. Parfois des essais de portraits ou des photos sans humains. C'est plus beau que sur Facebook. 

Entre humain, parlez de  moi et de ce que je prends en photo. 

Si vous voulez suivre mon travail, je suis ici: www.instagram.com/marianeparentphoto

Mon site web est facile à retenir: naitrephotographie.com 

 

 

Parfois, il y a beaucoup de questions sur la photographie d'accouchement.

Les conversations sont parfois longues et les questions sont hésitantes. Les fous rires éclatent et le sujet semble surréaliste. Les questions sur la photographie d'accouchement sont sensibles, douces, préoccupantes et toujours pleines d'émotions! Je vous écris ici, quelques unes des plus fréquentes parce que peut-être, vous avez les mêmes en tête.

1. Est-ce que tu prends absolument des photos super graphiques?

C'est souvent la première question! L'accouchement vient directement avec la pudeur qui s'envole dans le corridor.

Mais on se parle avant. On en discute. On trouve comment vous êtes à l'aise avec cet aspect. Parfois c'est cette curiosité de tout voir, parfois c'est une demande que je sois positionnée derrière votre épaule pour être moins en avant-plan! 

2. Comment fais-tu pour arriver à temps?

Je ne sais tellement pas! Il y a la vie, les bébés qui arrivent plus vite, le trafic, le texto envoyé trop tard, ma vie de famille ou professionnelle. La clé, c'est qu'on se tienne au courant de vos dernières journées. Vos rendez-vous de suivi jusqu'à votre feeling ce matin là. Mais soyons réalistes, l'accouchement est imprévisible, c'est possible que je le manque. Je serai alors là pour les premiers moments. 

Plus j'ai d'informations, plus je peux être prête. J'aurai toutes mes choses dans mon auto. Je fais partie de votre team. Arrive alors automatiquement la prochaine question:

3. À quel moment devons-nous t'appeler pour être certains ou certaines que tu ne manques pas l'accouchement?

Lorsque votre travail est actif... ou un peu avant. Votre professionnel qui vous accompagne (médecin, doula, accompagnante, sage-femme) peut vous guider. Vous aussi êtes capables de donner le signal. C'est le corps qui sait la transition. 

4. Comment as-tu décidé de devenir photographe d'accouchement?

J'ai trois enfants et mes accouchements ont tous été très différents. Ces moments ont été un big deal pour moi et je sais que ça l'est pour toutes les femmes. On en parle après, autour d'un café comme si c'était un récit obligé... mais c'est profond et je restais parfois avec l'impression qu'on n'y accordait pas assez de puissance.

Je suis ensuite tombée sur une publication de International Birth photographers et j'ai été happée par les émotions. J'ai tout de suite su que je devais essayer... au moins. Laisser aux femmes, aux hommes et aux enfants ce souvenir incroyable de leur naissance. C'est FOU et étrange à la fois. Mon amour de la photo venait de trouver son objectif (joke de photographes! haha!)

5. Utilises-tu un flash?

Non. Je préfère utiliser la lumière ambiante. Ce défi de photographe, il m'appartient et je me retrouve parfois dans des pénombres difficiles à rendre. J'ai appris que nous devons en parler juste un peu... de la lumière. 

J'apporte avec moi des lumières de lune, pour m'aider. Je vais allumer quelques lumières ou ouvrir les rideaux quand ce sera un moment le moins intrusif pour vous. Mon souci est de préserver au maximum votre grotte de maman. 

6. Tu vas être présente pendant combien de temps?

Aussi longtemps que nécessaire! En photographie d'accouchement, je ne compte pas les heures. Je suis là jusqu'à la fin. J'ai dans mon sac de quoi manger et dormir. Je me gère. 

7. Est-ce que tu publies ensuite sur les réseaux sociaux?

Peut-être un peu, peut-être en gros, peut-être pas du tout. La photographie d'accouchement est différente. C'est votre histoire et j'ai un respect très grand pour celle-ci. Vous me direz le niveau avec lequel vous êtes à l'aise.

Chose certaine, je garde la tite gêne des réseaux sociaux et je ne publie pas de photos graphiques. Je vais choisir celles qui me parlent le plus et qui m'aideront à entrer en contact avec d'autres mamans et papas qui souhaitent des photos. C'est mon moyen de promotion.

Je publie presqu'à chaque jour sur instagram: marianeparentphoto

Ma page Facebook: @Naitrephotographie

Quand une étincelle s'allume

Montage maternité SC (2).png

Une séance maternité qui restera dans mes préférées longtemps. Une complicité incroyable qui se mélange à un "t'es pas game" devant la fenêtre;  allume quelque chose de spécial et donne un résultat magnifique.

Ces deux-là sont des amis que je ne peux m'imaginer le moment où ils auront complété leur famille et que je n'aurai plus le bonheur d'aller les prendre en photo (alors ici je vous demande de ne jamais cesser d'ailleurs! Vos enfants sont tellement magnifiques!). Ils sont un couple qui se taquine continuellement, qui rit ensemble et qui prend la vie à la légère. Stéphanie est cette femme forte qui possède une détermination et un sens de l'humour inégalés. J'adore la côtoyer puisque derrière ses airs d'arbitre de hockey (en fait, elle l'est pour vrai), il y a une femme sensuelle et douce... que seul son homme peut retrouver. 

Cette journée-là, j'ai vu Stéphanie dans ce rôle encore inexploré en rendant possible des idées de photos de maternité qu'elle m'avait envoyées. Des photos un peu dénudées et plus osées que ce que nous avions fait auparavant. Elle n'était pas certaine qu'elle aurait la dose d'audace... Ça m'a pris un "t'es pas game" pour qu'elle se lance.

Il y a quelques chose qui s'opère dans les séances photos. Il y a cette idée ou cette image qui nous pousse à agir différemment. En fait, il n'y a rien de différent parce que c'est notre corps qui est là. C'est moi, c'est vous et cette journée-là, c'était Stéphanie qui osait. Elle a osée dans tout ce qu'elle possède et protège au fond d'elle. L'étincelle s'est allumée et leurs regards se sont croisés. Les photos sont à la fois intimes et émouvantes. Marc-Olivier est à la fois surpris et rassurés. Dans son regard, il l'aime encore plus. C'est certain.

Cette séance m'a beaucoup touchée comme photographe. Au-delà des photos et des poses que nous partageons ici dans ce qui est "social", il y a des histoires importantes à raconter. Des petits moments magiques que je m'étonne à vivre et à me dire qu'au fond, être votre photographe, c'est aussi vous amener à oser quelque chose... c'est ça aussi la vie.

 

Oser. 

 

 

 

Tout donner et tout recevoir

L'histoire de naissance de Léo, celui qui a reçu le courage et la force grâce à ses parents.

Celui qui rugit et celui qui fait sa place; Léo est le magnifique amour tant attendu. Par sa surprise, il a créé cet élan de fierté dès le début. Ses parents sont des optimistes qui marchent dans la lumière. Ils sont des âmes de plaisir, de sourires et de répliques déjantées, parce que la vie est beaucoup plus agréable quand on la prend du bon côté. Les côtoyer est un privilège et j'ai eu le bonheur de les accompagner dans leur séance de maternité. "On n'a pas eu de fun pantoute" à chercher les ruelles douteuses et les endroits qui respirent leur bonheur dans le Vieux-Port de Montréal.

Je reçois ensuite des messages qui annoncent l'arrivée de cette merveille un peu en avance. La santé de Marie-Noëlle est la priorité et le moment approche à mesure que les heures passent. Sans trop attendre le moment officiel par Maxime, je lui annonce que je me rends à leur rencontre parce que j'ai envie d'aller les voir. Ils sont à l'hôpital depuis la veille déjà. Marie-Noëlle m'annonce en entrant que "L'épidurale c'est la vie". Elle me fait toujours rire et son sourire est contagieux. Je fais mon câlin à Maxime et je rencontre Grand-Maman qui est aussi présente. Un support exceptionnel qui les entoure. Je me sens tellement privilégiée d'être présente voyant les innombrables messages que reçoit Maxime (des discussions tellement sérieuses et pertinentes sur la venue du bébé par leurs amis). 

Les vagues sont intenses et les minutes passent lentement. Les étapes défilent et la fatigue commence à faire son entrée dans la chambre. Marie-Noëlle donne tout ce qu'elle a en dedans. Maxime tient les émotions dans ses bras et pose son regard courageux sur son amoureuse. Ce ne sera pas aussi facile qu'espéré. Même si on sait qu'on ne sait pas, il reste que la réalité dépasse parfois les chemins qu'on s'étaient imaginés. 

Dans l'intensité et l'inconnu, cette femme reste ce monument de positivisme et de légèreté. Je me ne me souviens plus trop l'observation faite par Maxime, mon souvenir est qu'elle venait d'avoir trois contractions vraiment intenses et rapprochées:

Marie-Noëlle répond: "est-ce que je gagne un toutou?". 

Cette réplique est restée en moi longtemps. j'avais envie de lui offrir bien plus qu'un toutou. Elle gagne, selon moi, toute la barbe à Papa du monde et toutes les licornes des fêtes foraines. En prime, un arc-en-ciel permanent au-dessus de son appartement avec des "skittles au nutella" pour la vie. Marie-No donne tellement. 

Dans le corridor avec future Grand-maman Josée, nos souliers attendent patiemment. Nous comprenons que ce Bébé surprise aura besoin d'un coup de main pour rencontrer enfin ses parents. Nous comprenons que les émotions doivent sortir et qu'au final, tout ira bien. Ce moment est son histoire; leur histoire. 

J'entre dans la chambre et je lance un bisou dans le vent à Maxime. Il comprend qu'on me demande de partir. Ses yeux sont remplis d'émotions. Probablement que lui-même ne sait pas encore quelle émotion choisir... le cœur bat trop fort sûrement. Je quitte en marchant ce long corridor en comprenant une fois de plus que la vie trouve toujours son chemin. Je reviendrai les voir à la maison.

Maxime m'écrit à 23h15 pour me dire que Léo est né. Je suis venue les yeux plein d'eau.

Montage Marie-No.png

Une semaine plus tard, je me rends dans la maison de Léo. J'ai l'impression de terminer sa naissance en le rencontrant enfin. Deux chapitres, deux étapes, deux chemins pour le voir enfin. Il est si doux et ses parents sont heureux. On discute des derniers moments avant sa naissance et cette maman m'impressionne tellement. Léo qui comble d'amour sa maman, qui peut maintenant tout recevoir... après avoir tout donné. 

Bienvenue Léo. J'accepte d'être ta première blonde. xx.

Ici, la vidéo de son histoire

Holon, le tout et la partie.

L'arrivée de cette petite merveille et l'effet que tout est maintenant complet.

Holon c'est quelque chose qui est à la fois un tout et une partie. Cette petite a fait son entrée à Montréal en pleine soirée d'hiver avec de la neige partout dans nos rues. J'avais peur de ne pas arriver à temps. Elle s'annonçait depuis le matin par textos et le soir venu, l'aventure a repris en intensité. Sa maman m'a textée en matinée pour me dire qu'elle arriverait avant minuit. 

En route, les rues du Plateau Mont-Royal sont un labyrinthe de déneigeuses et de fermetures de rues. C'est un chaos de neige! En arrivant dans sa rue, c'est bloqué (évidemment!). Je n'ai pas d'issue possible. Derrière moi, une femme en mission qui sort de sa voiture et court vers les employés de la ville en disant "une femme va accoucher, je DOIS passer!". J'ai compris alors que nous nous rendions au même endroit. Elle m'ouvre le passage et je la laisse prendre les devants et me présentant rapidement! Vite!

J'arrive enfin chez elle et on m'accueille dans le salon. Une amie de la maman m'offre un thé que je ne boirai pas. Le papa me dit de monter doucement. Je recroise le regard de la sage-femme salvatrice et elle me sourit comme un "ouf! tu as réussi à arriver à temps toi aussi". Je me glisse dans la chambre et je vois maman. Forte et debout. Elle prend chaque vague en plein visage, reprend son souffle et replonge dans l'eau. Le courant est si fort. Par la fenêtre de son navire, elle s'agrippe. Enfouie, le regard dans sa vie, elle le fait. 

Puis dans une poussée vitale, la petite se pointe le bout du nez et c'est Papa, accroupi, qui l'attrape. Dans une calme déconcertant, il l'accueille. Son amoureuse encore debout, elle se libère et répétera à maintes reprises des "oh my god" de libération! Elle découvre alors sa troisième merveille par des petits regards et des respirations profondes. Elle l'a fait.

Les prochaines minutes seront d'une douceur inouïe avec cette petite Holon lovée dans les bras de son Papa. La sage-femme et les accompagnantes seront à leur meilleur et l'entourage de cette maman sera extraordinaire. Maman recevra un support de ses amies que j'ai rarement vu. Toutes émotivement étonnées et prêtes à aider leur amie. Le village est complet pour cet accueil grandiose. Holon rassemble.

Cette naissance a été pour moi très spéciale. Les personnes présentes m'ont touchées par leur sensibilité. La maman sans jamais tomber, se relève. La mini recevra réconfort et mes photos seront le témoignage de sa première journée.

Elle est née tout juste avant minuit.

Merci à C et F pour leur confiance.